En décembre 2009, Sony prend une part de 7 % dans la filiale Sharp Display Product qui gère l'usine de fabrication de dalles LCD de dixième génération de Sharp à Sakai, part qui aurait dû passer à 34 % en avril 20111. Ce nouvel investissement n'a cependant jamais eu lieu, et en mai 2012, Sony annoncera se désengager totalement de cette filiale2.
En mars 2012, Sharp noue un partenariat industriel et capitalistique avec le taïwanais Hon Hai, plus connu sous le nom commercial Foxconn3. En décembre, il annonce un apport de fonds de l'américain Qualcomm de 9,9 milliards de yens (92,5 millions d'euros), dans le cadre d'un partenariat technique sur les écrans pour mobiles4.
Le 28 mars 2013, Samsung annonce être devenu actionnaire de Sharp à hauteur de 3,04 %, par l'achat de 35,8 millions de nouvelles actions à 290 yens, soit un total de 10,38 milliards de yens (85 millions d'euros)5. Sharp s'engage de plus à approvisionner à long terme Samsung en écrans pour téléviseurs LCD, smartphones, tablettes et ordinateurs portables5. Le 27 juin, Sharp annonce qu'il va investir dans une usine avec le groupe chinois Panda Electronics (en), pour produire des écrans haut de gamme de télévision, tablettes et PC, groupe auquel Sharp va fournir des technologies de fabrication en série de dalles LCD6.
En octobre 2013, Sharp lève 119 milliards de yen soit 1,23 milliard de dollars lors d'une introduction en bourse7.
En juillet 2014, Sharp et STMicroelectronics se désengagent de leur participation de 33,3 % dans Enel Green Power pour un euro symbolique en faveur d'Enel8. En décembre 2014, Sharp vend ses activités dans le solaire aux États-Unis à Canadian Solar pour l'équivalent de 247 millions de dollars9.
En mai 2015, Sharp, toujours en grande difficulté financière, annonce la suppression de 5 000 emplois10.
Début 2016, Foxconn (Hon Hai) propose de racheter le groupe dans sa totalité11. Face à cette offre, Innovation Network Corporation of Japan, un fonds d'investissement public japonais, est vu comme l'une des seules alternatives crédibles12. Via une augmentation de capital, Foxconn propose de prendre 65,9 % de Sharp en payant 484 milliards de yens, soit 4,3 milliards de dollars13. À la suite de la découverte des comptes de Sharp, Foxconn revient sur son offre pour en émettre une nouvelle qui serait de l'ordre de 100 milliards de yens, soit l'équivalent de 898 millions de dollars14.
Le 2 avril 2016, Kōzō Takahashi et Terry Gou signent finalement le document qui précise que Foxconn va acquérir, par le biais d'une augmentation de capital, 66 % de Sharp pour 389 milliards de yens (3 milliards d'euros)15.